Retenir un prénom, pas de tergiversation, c’est important. Bafouiller l’identité d’un collègue que l’on côtoie depuis plus d’un mois, on en a tous fait plus ou moins l’expérience, c’est peu recommandable. En France, pas trop de soucis : entre Pierre, Paul et Jacques, notre oreille parvient généralement assez facilement à mémoriser la chose, peu de chance d’erreur, même pour Timeo, Noa ou Lalie.
A l’étranger en revanche, ça se corse. Noms inconnus au bataillon + prononciation chewing-gum, vive la galère. Déjà à Londres, combien de fois ne m’étais-je pas retrouvée l’oreille schotchée au téléphone bouchant l’autre pavillon autant que faire se peut pour avoir quelque chance d’attraper l’appelation de mon interlocuteur. Et quand on réalise qu’on vient de demander trois fois de suite “Could you repeat please” a quelqu’un dont le nom est en réalité simplissime, croyez-moi, rien de très glorieux…
En Thaïlande la chose prend encore une autre dimension. Déjà parce que la plupart d’entre nous autres occidentaux, n’avons absolument aucune idée des prénoms thaï, honte à nous. On arrive donc dans un océan de nouveauté, qui ne peut se rapprocher aucunement de nos repères traditionnels. Ensuite, parce que, fi des noms de deux ou trois syllabes, les noms thaï sont généralement savamment compose d’une kyrielle de phonemes qui, cela va de soi, sont parfois loin de se prononcer comme le suggere leur forme romanisée. Enfin, et surtout, la vraie complication tiens au le fait que le nom et le prénom sont, dans la vie de tous les jours, delaissés au profit d’un surnom qui, attribué des le plus jeune age, se porte ici comme une seconde peau. Et ce, dans la vie personnelle comme dans la vie professionnelle. Ce qui peut s’avérer plus pratique au niveau sonorite, mais deux fois plus de chances de ne pas memoriser et deux fois plus de chance de se retrouver dans une conversation sans savoir qu’on parle de la personne qu’on a rencontrée deux jours plus tot.
D’autant que, généralement, peu de rapport avec le nom d’origine, voir aucun. En fait, avec le surnom, il s’agit plutot de signifier une anecdocte, une histoire, une caracteristiaue de la personne. Un vrai surnom quoi, pas un diminutif. Et quand ca depasse les classique Yong, Jee, Tam ou Jom, ca peut parfois etre tres rigolo.
Me voila donc en train d’ecrire des emails a M. Siriwat Srisakulchairak alias BIG (oui oui, le surnom provient de sa maman qui s’extasiait quand il etait petit devant son “big boy” cheri) ou a Mme Penrapee Sarabuddhi, devenue Champagne (serait elle tombee dans la marmite quand elle etait petite), sans parler de Saranya Rittapay, appelez moi Pinky. Il faut dire qu’un surnom ca va vite. Un quart de tour et pof, pour faciliter la prononciation et se moquer un tantinet de cet etrange appelation de petite orange, Clementine devient Lemon Tea ou Manao (citron, en thai). Bon ben j’ai plus qu’à troquer ma rousseur contre une teinture jaune. Ou verte, tiens, pourquoi pas, pour faire plus citron local.

Comme les premiers posts de cette session thaïlandaise du Dreaming Pillow le suggèrent, le bonheur à Bangkok c’est… le week end! Deux heures de bus, avion, train ou autre tuk tuk endiablé et voici que s’ouvrent devant les yeux de l’expat enthousiaste les paysages les plus délicieux. Prenons par exemple, au hasard, cette petite ville du doux nom de Kanchanaburi (dont mes chers acolytes Italiens, Coréens et Canadiens se disputent encore la prononciation). Au premier abord, rien de vraiment dépaysant: une ville très similaire au vieux BKK, en moins vivant. Mais quelques kilomètres plus loin, c’est un mélange de sites historiques et parcs naturels qui promettent de passer un moment très agréable.

Petite halte pour déposer les affaires dans le bungalow d’une guest house au bord de l’eau et direction le célébrissime pont de la rivière Kway. Le temps d’une remise au point culturelle – sur les sept personnes présentes lors de ce week end, chacune a une vague idée sur l’Histoire du lieu, mais aucune version commune n’arrive à se dessiner – et c’est la surprise générale lorsqu’un train emprunte le chemin de fer, chatouillant les pieds des touristes manifestement persuadés que la ligne reliant les deux rives est fermée depuis bien longtemps. Enthousiasme d’enfant oblige, les clics clicky d’appareils photo s’enchaînent et les plus téméraires d’entre nous s’amusent à toper avec les voyageurs aux fenêtres du train.

Découverte suivante, le parc national d’Erewan, un petit paradis de cascades dans la jungle. Les plus belles de tout le sud est asiatique, paraît-il. Et c’est vrai, l’endroit s’avère tout simplement somptueux, et tellement relaxant. Sept niveaux, sept cascades, dans lesquelles on plonge après avoir affronté les poissons carnivores qui attendent les baigneurs aventureux pour leur croquer à pleine dents les petits petons – true story, ça pique, beaucoup! Bref, plonger dans l’eau tout habillé (comme les Thaï, on ne dévoile pas son maillot), faire la planche dans une grotte avec le doux clapoti de l’eau en fond sonore, glisser sur des rochers tobogans naturel dans un décors de film… l’Extase.

En revanche, la question “animaux” fait débat. Should we go see the tigers? Should we go see the elephants? Should we not? C’est qu’à Kanchanaburi, existe le Temple des Tigres, cette institution dont tous les brochures touristiques douteuses font l’éloge et qui propose de cageoler les dits félins. Oui mais voilà, si au commencement il y avait la volonté d’un moine de recueillir les animaux malades ou orphelin, le temple semble se concentrer aujourd’hui bien plus sur l’aspect touristique du concept que sur les conditions de vie des petites bebêtes. Pareil pour les éléphants: se baigner avec les pachydermes en leur gratouillant la tête, rien de plus tentant, mais le centre n’est pas très net tout de même? Bref, de quoi interroger notre petit groupe, surtout ceux qui travaillent dans le domaine environnemental.

Dernier détour par le “Chemin de fer de la Mort”, qui rappelle les conditions de vies des travailleurs et prisonniers allier ont subies pour construire le chemin de fer Birmanie Thailande et contraste ironiquement avec le paysage somptueux ou les bateaux discothèques qui entament sans merci le silence alentours. Comme un peu partout en Thaïlande, les activités touristiques tranchent avec l’héritage culturel et historique et la beauté des paysages. Pas de quoi gâcher ce bon moment pour autant. Plutôt de quoi attendre le prochain week end avec impatience…


Alors t’as fais quoi à kuala?
- Admiré les Petronas au coucher du soleil du haut d’un “sky bar” sensationnel, et raté toutes les photos.
- Marché dans une artère bien animée, et joué au jeu du “qui vient d’où”. Conclusion: entre Malais, Chinois, Indiens, Masala, Moyen Orient et métisses, je ne suis pas encore tout à fait au point.
- Monté dans un taxi en parlant très très doucement et rougi de honte quand il a répondu en anglais 100%parfait.
- Assisté à l’anniversaire de Bouddha dans un temple thaï – point trop de dépaysement n’en faut.
- Mangé tosse, roti tisu et mango lassi et cherché du regard les plats thaïs.
- Visité un cinq étoiles, rien que pour la piscine à ciel ouvert, soleil cocktail et vue sur toute la ville.
- Continué dignement ma route, en faisant semblant de ne pas entendre quand je me suis fait héler d’un petit pincement de lèvre sonore par tout pleins de messieurs dans la rue – d’accord c’est amical, mais quand même, j’aime pas qu’on me prenne pour un chiwawa!
- Disputé des t-shirts xxs mais c’est pas grave, avec une horte de Chinoises en transe.
- Rencontré un expat, et deux, et trois, et… mais pourquoi ils sont tous Français?



05.05Escaping – Ko Samet

Départ matinal – très matinal.
Au choix, un petit coup de co-voiturage dans un minivan tellement Speedy Gonzales que l’oeil le plus fatigué se voit dans l’impossibilité totale de finir sa courte nuit ; ou, une longue traversée en bus étoilé (genre sièges bien confortables, snacks, hôtesse de bord) mais super clim glagla, mosquitozz et film thaï volume max apparemment très drôle et vraiment très bruyant – là non plus point de salut. Arrêtons là cette critique, le somme il fallait le piquer avant: on se couche tard, on assume, et on profite du paysage.

45 minutes de bateau, on commence déjà a se décontracter en goûtant la salade de papaya des “skippers” (plus épicée tu meurs – true story) ou en s’extasiant devant un banc de poissons volants. Les yeux commencent à s’écarquiller, et à se dire qu’ils ont bien fait de changer de continent.
A l’arrivée, ca y est, c’est bien là, une plage comme celles vues maintes et maintes fois en cartes postales, des bungalos devant la mer, du poisson grillé, des jus de fruits à gogo. De quoi ravaler mes éternels “J’aime pas la plage” “J’aime pas le soleil” et forcer sur la dose de crème pour amadouer mon épiderme reticent.


Car certes, ce n’est peut etre pas la plus belle île de Thaïlande, ni la plus sauvage, ni la moins touristique (si on va a Ko Samet, autant éviter les plages ponctuées de boites…). Mais si on choisit bien sa crique, si on décide d’éviter de sa jouer crevette européenne triangle-string (les thaï se baignent généralement tout habillées, pour ne pas prendre le soleil), et si on passe la nuit sur la plage, à sympathiser avec un groupe de Thaï guitaristes (nous revoilà dans le gigottage de mains à tout va, heureusement le langage de la musique est plus fort!), il y a de quoi revenir avec des images plein la tête.

En guise de Deauville local pour Bangkokiens stressés en mal de nature, avouons que Ko Samet a quand même un certain cachet. Et il paraîtrait même que quelque part, au fond d’un bout de jungle, se trouverait encore un immense trésor, autrefois enfoui par une poignée de pirates…

Avant de partir, Mordicus le tenace, en grand guide touristique dont nous tairons ici le nom, m’avait soutenu coûte que coûte que l’anglais s’imposait comme deuxième langue du pays ; que tout le monde ici parlait un shakespearien presque parfait ; Et que le thaï tendrait même à devenir complètement “thaiglish”, jusque dans les soi (petites ruelles) les plus reculés. Hum hum…
Après quelques semaines à gigoter des mains à tout va, et surtout, surtout à se sentir on ne peut plus ridicule devant des Thaï hilares, mon scepticisme initial s’est bel et bien vu confirmé. Justesse insiste: on parle en Thaïlande, un Anglais similaire à celui trouvé dans notre chère patrie hexagonale…
En conséquence, un impératif se fait sentir, tous les jours plus pressant: apprendre le thaï, et vite. Car si bien des ‘farang’ venus de l’ouest s’estiment dispensés d’intégration linguistique, vivre cinq mois dans un pays sans pouvoir communiquer avec des non-anglophones, paraît quand même un tout petit peu restrictif. Au boulot donc, pas d’excuse.
Des cours ? Bien sur. Mais le plus rigolo pour commencer, c’est quand même de prendre des petites leçons express avec les chauffeurs de taxis. A l’assaut donc du thaï taxi, cette langue bien spécifique, apprise à la va-vite au fil des heures passées dans les embouteillage, et balbutiée fièrement par nous autres étrangers qui pensons pouvoir déjouer les pièges de la prononciation et des tons en quelques minutes de mimétisme langagier.
Mais sait-on jamais, peut être qu’avec un peu de pratique, ces rudiments de thaï permettent d’éviter les inlassables “where you go, where you from, you here how long, Thailand hot”. Car sincèrement, sincèrement, sincèrement, être assiégé devoir répondre tout sourire aux mêmes questions à longueur de journée, c’est tellement énervant! Enfin, entre “l’expat” en transit qui baragouine difficilement le thaï taxi et le western local, bien installé et pratiquement bilingue, il y a encore de la marge! Courage.
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Vraiment, on ne peut pas dire que cette longue période parisienne ait été fructueuse. Il s’agirait même bien d’une panne bloggueuse! A croire que dans la capitale natale, on s’ankylose…
Pour remédier a cette inadmissible situation, une seule solution: l’expatriation!
Direction donc, euh comment dire… La Grosse Mangue ça vous dit quelque chose? La cite des anges peut être? BKK? Oui oui, ca chauffe, le Dreaming Pillow reprend la plume pour croquer a vif l’effervescence bangkokienne. Bangkok donc, alias “Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayuthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit”, la ville au nom le plus long du monde…
Commençons par le comencement, avec un apercu en images
Il y a fort fort longtemps, Ici, petit bonhomme stable, sécurisé, partit pour un pays fort fort lointain. A peine arrivé, Ici tomba nez à nez avec Ailleurs. En un clin d’œil et tout d’un coup, notre petit bonhomme fut ébloui par la belle inconnue, pleine de promesses et de découvertes. Ailleurs, elle, regarda Ici une fois, puis deux fois, et, définitivement, elle le trouva différent, un peu bizarre, un peu tartare. Etonnée par tant de singularités, elle décida de devenir son amie.
Rien, non rien rien ne destinait Ici et Ailleurs à s’attirer. Et pourtant, pourtant, comme des aimants ils devinrent inséparables. De jour comme de nuit, ils parlaient parlaient parlaient et parcouraient toutes les montagnes de leurs différences.
Inséparables, oui mais. Un jour, Ici dû repartir pour son ancien pays, fort fort lointain, fort fort longtemps. Une fois rentré, notre petit bonhomme se senti tout bizarre, plus très règlé, plus très sécurisé. Ailleurs l’avait changé. Ailleurs, elle aussi, se senti toute bizarre. Avec Ici, elle avait découvert un ailleurs, beau, inconnu, plein de promesses et de découvertes.
Et depuis, alors qu’Ici vit ici, pour ailleurs, Ailleurs vit dans son ici qu’Ici appelle ailleurs, pour un ailleurs qu’Ici appelle ici. Ils rêvent tous les deux, chacun dans son ici, chacun pour leur ailleurs qu’ils croient terriblement meilleur.
Voilà, un an et demi de vie bohémienne à Londres et pffiu, fini, le berceau parisien me rappelle. Devoir estudiantin oblige, retour dans la cité natale. Et un retour, croyez moi, c’est plus complexe qu’il n’y paraît. Car au retour physique (déplacement folklorique des caisses accumulées via un Eurostar surtaxeur de voyageurs encombrants), s’ajoutent nombre de facteurs psychologiques, sociaux et économiques qui s’amusent à s’entremêler pour décontenancer le « retournant » en titre.
Bref, retourner, c’est revenir (à la normale ? Peut être), retrouver (les amis, les parents, les habitudes, les petits cafés et les petits cafés), faire son « Retour » (Clem le retour : tada !!! me revoilà, vous êtes contents hein hein, allez dites, vous êtes contents).
Mais le « Come back », justement, c’est aussi ces indomptables tics langagiers, insupportables à tout Français-non-parti qui percevra les anglicismes comme une signe de Snobisme chez le pauvre revenu qui se rend compte, oh malheur, que sa langue maternelle a été parasitée par toute une manne de mots si pratiques et tellement incorrects (non on ne « célèbre » pas un anniversaire, non on ne dit pas «pour une raison » « marier quelqu’un » ou « rencontrer des objectifs », non demande pas aux gens s’ils peuvent nous « aider avec ceci ou cela »…) . Sans compter que retourner, c’est aussi certaines fois avoir l’impression de refaire un tour (en arrière), de tourner en rond, de tournicoter ou de tourner court (mais où sont mes sous ? ah oui, retour à la vie étudiante…). Enfin, un retour c’est surtout cette sensation initiale de retourner dans un univers à soi, mais plus tout à fait, avec l’envie, parfois, de ne faire qu’un petit tour et puis s’en va.
N’exagérons rien quand même, et pensons, que dans retour, il y a aussi l’espoir d’un tour nouveau, où nos petits yeux de parisiens adoptent une nouveau regard, de se reprendre en main, aussi, et de retrouver son soi personnellement intrinsèque perdu dans les tréfonds des paroles et modes de vie anglais. Pas de complainte donc, se sentir touriste parisienne à Paris, finalement, c’est aussi un grand tournant.
Vendredi, Vendredi, à Londres, ça veut dire Pub chéri. Mais attention, pas n’importe comment! Voici donc, pour le néophyte, un petit guide pour, en 10 commandements à respecter impérativement!
[SinglePic not found]1. Avec tes collègues au pub tu socialiseras
En France, on est d’accord, l’idée de sortir avec ses collègues de boulot s’associe très rapidement à celle de “corvée” de l’année. Non pas que les dits collègues soient nécessairement des parias, mais c’est culturel, on y peut rien, d’un côte le boulot, d’un autre, la vie perso. Et bien ceux qui veulent s’installer outre manche doivent s’adapter au Friday night britannique, à savoir le pub avec les gens du boulot. Car refuser à chaque fois ferait un peu Français impoli et désagréable…
2. Une pinte tu commanderas
Pour se fondre dans le paysage du pub et adopter les habitudes locales, la règle numéro 1 est de s’étancher le gosier à la bière. Uniquement à la bière. Guiness, Carling, Carlsberg, Stella, Leffe, Peroni, Staropramen, Red Stripe, Hoegarden, 1664, London Pride, le choix ne manque pas. Deux points cependant sont a noter:
- ceux qui ne savent apprécier la substance houblonne qu’accompagnée d’une mousse onctueuse seront déçus. En Angleterre, les bières sont “pures” dénuées de tout nuage blanc voluptueux. Sans mousse donc ou ce serait aux yeux de nos chers cockneys une véritable hérésie.
- celui qui oserait demander une demi se verrait regardé tel un hurluberlu extraterrestre venant d’ailleurs. La bière se boit en pinte et ça ne se discute pas.
3. Debout tu resteras
Vous pensiez s’installer confortablement a l’intérieur ou en terrasse et laisser aller tout votre corps à une détente salvatrice après une longue journée de labeur? Hahaha. Le vendredi, à partir de cinq heures, tout canapé, chaise ou quelque potentielle place assise est estampillé “déjà pris”. Au pub on reste debout. Un point c’est tout.
4. Devant l’entrée la moitié de la soirée tu passeras
Non maman, si tu vois pleins de gens debout dehors avec leur verre a la main, c’est pas parce qu’a Londres on adore organiser des petits cocktails… Ici, on aime bien discuter a l’entrée des pubs, c’est tout. Faut dire qu’a l’interieur, c’est souvent un peu bonde… Je sais, c’est un peu bizarre d’aller commander un verre pour le boire dehors, mais bon…
5. Fumer dehors tu iras
Hehehe fumeurs, vos êtes bannis. Allez, ca donne l’occasion de profiter un peu de l’air frisquet des soirées londoniennes.
6. Ton diner par des chips au vinaigre tu remplaceras
Les gastronomes devront s’y faire. A moins d’aller, justement, dans un gastropub, en Angleterre, le vendredi soir on reste au pub relativement tard et on omet souvent l’étape dinatoire. L’entrée plat dessert se voient remplacée par les chips, frites et autres snacks à volonté. Heureusement que le reste de la semaine on ne jure plus que par la “healthy food”!
7. Aux fléchettes ou au billard tu t’essaieras
Tout bon vieux pub exposera fièrement une table de billard entretenue et un jeu de fléchettes en bois massif. Certaines fois même aura-t-on la chance de croiser un vrai de vrai jukebox. Idiot il serait de ne pas en profiter!
8. Le match de foot, consentant ou pas, tu regarderas
Eh oui. Le Pub, la Bière et le Foot, un trio infernal, inratable et inévitable.
9. Avec l’Inconnu tu discuteras
Bas aux hautaines timidités. Au pub, on parle. Avec ses collègues donc, mais aussi souvent avec l’Inconnu, qui, alcool aidant, devient souvent meilleur ami ou meilleur ennemi d’un soir.
10. Une énième pinte tu commanderas
Certains (tous) seront étonnés par la capacité herculéenne des Anglais à boire. Dans les pubs, les pintes s’enchainent, et s’enchainent, et s’enchainent. Pour un petit tour rapide entre collegues, il n’est pas rare de rapidement atteindre les trois pintes. Quand la soirée dure lus longtemps, no comment, car compter pourrait vraiment devenir effrayant. Du coup, les campagnes contre le BBBinge drinking se multiplient. Dernière initiative en date, la discussion sur la suppression des happy hours, comme en France. Pourtant, ici, la question requiert certainement une prise de conscience plus profonde que ca. Mais quand ça touche à des habitudes culturelles…
La Toscane, on l’imagine toute de collines vêtue, recouverte de rangées de cyprès et de vignes juteuses de délicieux chianti.
[SinglePic not found]On l’attend pleine de trésors michelangéliens, botticelliques ou titiennesques et bercée d’influences machiaveliennes. On l’espère aussi parsemée de spaghettonis, linguines, bucatini, orechiette ou autres rigatonis…
[SinglePic not found]Aucune de ses promesses ne peuvent être décues, pas même par l’afflux extrême des touristes regroupés dans une Florence torride en plein mois d’août. Ni par les routes ultra sinueuses dont la signalétique manquent franchement de rigueur – Greve in Chinati, 6 km… 3km plus loin : Greve in Chianti, 8 km… Finalement, les détours laissent le temps de tomber sur un joli petit arbre à aubergine, sur une biche ou même, surprise, sur un porc-épic (oui oui).
[SinglePic not found]Petites photos prises sur le tas, au fil découvertes de Toscane.
Et pour rester encore un peu en Italie, un petit détour par le très très joli Lac de Côme.